mercredi 1 juin 2011

Développement des énergies renouvelables Trois instituts de formation verront le jour à Oujda, Tanger et Ouarzazate

La deuxième édition des assises de l’énergie, tenue lundi dernier à Oujda, a abouti à la signature de sept conventions pour le développement des énergies renouvelables. L'une d'elles concerne la création d’instituts de formation aux métiers des énergies renouvelables. Elle implique l’Agence de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ADEREE), la FENELEC, la FIMME, le ministère de l’Energie et le ministère des Finances.
Des instituts de formation aux métiers des énergies renouvelables seront bientôt créés au Maroc./DR
Des instituts de formation aux métiers des énergies renouvelables seront bientôt créés au Maroc./DR
Agrandir

Sept conventions portant sur le développement des énergies renouvelables ont été signées, lundi à Oujda, en marge de la seconde édition des assises de l’énergie.

Pour sa part, et afin de booster la création d’instituts de formation aux métiers des énergies renouvelables, l’Agence de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ADEREE), concernée au premier plan, a signé une convention en partenariat avec la Fédération nationale de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables (FENELEC), la fédération des industries métallurgiques, mécaniques et électroménagères (FIMME), le ministère de l’Energie et le ministère des Finances.

Les grandes écoles d'ingénieurs impliquées

“Trois sites ont été choisis pour la construction d’instituts de formation aux métiers des énergies renouvelables. Il s’agit d’Oujda, Tanger et Ouarzazate. Les instituts d’Oujda et de Ouarzazate seront spécialisés dans les métiers liés au solaire et celui de Tanger dans l’éolien”.

Saïd Mouline, directeur général de l’ADEREE.

Selon ce dernier, les autres spécialités liées notamment à la biomasse, à l’efficacité énergétique seront également au programme de ces différents instituts pour la formation de ressources humaines qualifiées, capables d’accompagner les grands projets intégrés portant sur les énergies renouvelables au Maroc.

M. Mouline précise qu'un travail de préparation est en cours avec les différents partenaires pour la réalisation de ces instituts de formation, mais aucune date pour la réalisation de ces derniers n'a été retenue. En parallèle, les grandes écoles d’ingénieurs auront des modules de formation sur les énergies renouvelables.

Quant aux autres conventions signées lundi à Oujda, elles portent notamment sur l’intégration industrielle dans le secteur énergétique, le transfert du savoir-faire, l’efficacité énergétique, la recherche développement pour accompagner l’Agence marocaine de l’énergie solaire (Masen) dans la mise sur pied d’infrastructures de recherche.

ONE-Theolia

Par ailleurs, un protocole d’accord a été signé entre l’Office national de l’électricité (ONE) et l’opérateur français de fermes éoliennes Theolia. Il consiste en la réalisation d’un parc éolien de 300 MW à Tétouan. Les travaux de réalisation sont prévus en juin 2012.

En 2020, la réalisation des grands projets intégrés devrait porter la part des énergies renouvelables à 42% dans la capacité de production électrique installée.

Nouvelles centrales électriques

La ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, Amina Benkhadra, a quant à elle, annoncé que dans le plan d’action à court et moyen terme (2013-2015) de la stratégie énergétique nationale, de nouvelles centrales électriques verront le jour. Il s’agit de la construction d'une centrale électrique à charbon propre à Safi, de la centrale solaire de Ouarzazate (500 MW), de différents parcs éoliens de 570 MW et de deux projets hydro-électriques : le complexe El Menzel-Mdez et la STEP Abdelmoumen (550 MW).

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

Share

Twitter Delicious Facebook Digg Stumbleupon Favorites More